En bref
La composition décide : coton, lin, viscose et soie se teignent, polyester et acrylique non, et un mélange avec du polyester demande au moins 50 % de coton. En machine, le fabricant demande 500 g de sel et au plus la moitié de la capacité du tambour. À la main, il déconseille de dépasser 300 g de textile.
La composition décide
Notre verdict tient en une ligne : l’étiquette de composition tranche avant la teinture. Un coton pur prend la couleur, un polyester pur ne la prend pas, et tout le reste se négocie en pourcentages.
| Composition | Ce que dit le fabricant |
|---|---|
| Coton, lin, viscose, soie | Se teignent, en machine ou à la main |
| Coton avec élasthanne | Possible jusqu’à 10 % d’élasthanne |
| Coton avec polyester ou acrylique | Possible avec au moins 50 % de coton, couleur beaucoup plus claire et chinée |
| Polyester, acrylique, chlorofibres, polaire | Ne se teignent pas avec une teinture ménagère |
| Laine | À la main uniquement, avec une teinture spéciale laine |
| Cachemire, angora, shetland | Déconseillé, fibres trop fragiles pour un long séjour en eau chaude |
| Manteau, costume, flanelle (nettoyage à sec) | Formellement déconseillé |
Ces seuils viennent de la foire aux questions d’Idéal, un fabricant de teinture ménagère. Un autre fabricant peut fixer d’autres chiffres, et la notice du paquet l’emporte.
Ce que l’aperçu de Google arrondit
L’aperçu de Google reprend trois règles que le fabricant ne dit pas, ou pas ainsi.
Élasthanne. L’aperçu écrit qu’au-delà de 5 % d’élasthanne la couleur ne fixe pas. Le fabricant répond que la teinture est possible jusqu’à 10 %, pour un tissu à 95 % de coton et 5 % d’élasthanne.
Plus clair. L’aperçu pose qu’on ne peut teindre que plus foncé. Le fabricant répond qu’il faut d’abord décolorer le tissu pour passer à une couleur plus claire. Les coloris grand teint, comme les bleus indigo, le vert émeraude et certains rouges, ne se décolorent pas.
Lavage préalable. L’aperçu demande de laver un vêtement avant de le teindre. Pour un textile neuf, le fabricant demande deux ou trois lavages, afin d’éliminer les apprêts qui gênent la montée des colorants.
En machine : sel, charge et cycle
Le sel compte : 500 g en machine, quelle que soit la quantité de linge, si la teinture n’en contient pas déjà. Le fabricant en fait une question de rapport de bain et précise que le sel n’abîme pas la machine, si celle-ci est propre, sans dépôt de calcaire et en bon état.
Le cycle est un cycle long à 30 ou 40 °C, charge normale, sans prélavage, et jamais un cycle rapide, délicat ou synthétique. Une fois terminé, on retire les barquettes, puis on relance le même cycle avec de la lessive.
La charge se limite à la moitié de la capacité de la machine. Dans un tambour de 5 kg, cela donne 1,5 à 2 kg de linge, car au-delà le fabricant annonce des taches ou des marbrures.
La teinture en laverie automatique est formellement déconseillée : ses cycles durent souvent moins de 45 minutes et ses tambours sont trop grands pour le rapport entre eau et colorant. Après une teinture, le fabricant conseille un ou deux lavages de linge foncé, et de laver les textiles teints séparément lors des deux ou trois premiers lavages.
À la main : 300 g au plus
La teinture à la main convient aux petites pièces, aux effets et aux textiles délicats. Au-delà de 300 g de textile, le fabricant la déconseille, et ses couleurs sortent plus claires qu’en machine.
La notice demande 5 à 7 litres d’eau très chaude dans un récipient non alimentaire, 400 g de sel et la teinture. Le textile mouillé s’y plonge bien déployé, on remue toutes les 2 à 3 minutes pendant 20 à 30 minutes, puis on rince à l’eau froide jusqu’à ce que l’eau soit claire.
La vidéo ci-dessus montre cette notice en images. Un autre conseil du même fabricant, consacré au coton, donne 30 à 40 minutes de trempage : deux durées pour un même geste, et la notice du paquet départage.
La laine suit une autre méthode. Le vêtement entre dans l’eau froide, qui monte progressivement jusqu’à douce ébullition et s’y maintient 20 minutes, avec un verre de vinaigre (200 ml).
Ce ne sont pas les hautes températures qui font rétrécir la laine, d’après le fabricant, mais les chocs thermiques. Un test sur un petit morceau de couture ou de poche, mesuré avant et après, signale le rétrécissement.
Ce qui ne se rattrape pas
La teinture n’est pas une peinture. Les taches de graisse ou de javel, comme les grosses différences de couleur, risquent de réapparaître en plus clair ou en plus foncé. Le fabricant propose de couvrir une petite tache localisée avec un marqueur noir, bleu marine ou marron, puis de teindre le vêtement dans cette couleur, ou de décolorer d’abord le tissu.
Les fils de polyester d’un ourlet ne prennent pas la couleur, et les coutures restent donc claires. Le produit a laissé des traces dans la machine ? Le fabricant indique une dose d’eau de javel et un lavage à 90 °C.
Les règles de ce texte viennent d’un seul fabricant, pour ses produits. Avant de teindre, on relit l’étiquette de composition et la notice du paquet.
Sources
- Idéal, foire aux questions, guides « teinture en lave-linge », « teinture liquide pour coton, lin, soie, viscose » et « teinture à la main », conseil « comment teindre un vêtement en coton »
